Demander une intervention
Menu Fermer

Blog Timidité & confiance en soi

Atelier estime de soi : se connaître pour mieux s’affirmer

Valeurs, forces, étiquettes à décoller, lettre à son futur soi : le déroulé d'un atelier estime de soi pour les jeunes, dans un cadre qui protège.

Ludovic Noel

Ludovic Noel, ancien grand timide, formateur et auteur

Atelier estime de soi : se connaître pour mieux s’affirmer

Avant d’oser s’affirmer, il faut savoir qui l’on est. C’est la conviction qui guide mes ateliers estime de soi. On ne demande pas à un jeune de « prendre confiance » sur commande. On l’aide à mieux se connaître, à décoller les étiquettes qu’on lui a collées, et à regarder ses différences autrement.

Pourquoi un atelier estime de soi

L’estime de soi, c’est le regard qu’on porte sur sa propre valeur. Quand elle est basse, on se sent illégitime, on cherche à plaire à tout prix, on n’ose pas demander. Et beaucoup de jeunes accompagnés par les structures jeunesse ont accumulé les étiquettes : « pas scolaire », « pas motivé », « trop timide ».

Je connais ces étiquettes de l’intérieur. « Il est juste timide », on me l’a dit pendant toute mon enfance. Au collège, il y a eu le harcèlement. Il m’a fallu des années de travail sur moi pour comprendre qui j’étais vraiment. Mon atelier, c’est le raccourci que j’aurais aimé avoir. J’explique la différence entre estime et confiance dans estime de soi et confiance en soi : la différence qui change tout.

Le déroulé d’un atelier

Chaque atelier est construit avec la structure. Voici l’ossature d’un atelier type de deux heures :

  1. Brise-glace (15 min). Des jeux de groupe légers pour détendre l’atmosphère. Personne n’est mis en difficulté.
  2. Mon histoire (15 min). Je raconte mon parcours d’ancien grand timide, avec humour. Les jeunes voient qu’on peut partir de loin.
  3. Mes valeurs (25 min). À partir de moments où l’on s’est senti fier, on identifie ce qui compte pour soi.
  4. Mes forces et mes étiquettes (25 min). On liste les étiquettes reçues, puis on les passe au filtre de la question : qui le dit ? En parallèle, on repère ses forces, parfois cachées derrière ce qu’on croyait être des défauts.
  5. Mes peurs (15 min). On les nomme, sans obligation de les partager. Une peur nommée devient plus petite.
  6. Lettre à mon futur soi (20 min). Chacun écrit à la personne qu’il sera dans quelques années.
  7. Clôture (5 min). Un mot, une envie, un petit défi pour la semaine.

Les outils utilisés

Les questions qui font réfléchir

Pour mes interviews, je posais souvent une question simple : quelles sont, selon vous, les trois clés de la confiance en soi ? En atelier, on retourne ce genre de questions vers soi. Je m’appuie aussi parfois sur des jeux de cartes de connaissance de soi, qui facilitent les échanges sans mettre personne sur la sellette.

Les histoires

J’aime raconter l’histoire d’un père, de son fils et de leur cheval en route vers le marché : quoi qu’ils fassent, quelqu’un les critique. La morale fait toujours réagir : on ne plaira jamais à tout le monde, alors autant faire ce qui nous rend heureux.

Le moodboard

Quand les mots ne viennent pas encore, les images prennent le relais. Créer un tableau de visualisation de ses rêves et objectifs permet à des jeunes très réservés de s’exprimer sans avoir à parler devant le groupe.

L’écriture

La lettre à son futur soi, les listes de valeurs, parfois un court texte en slam : écrire permet de mettre en mots ce qu’on ressent avant, peut-être, de le dire.

Un cadre qui protège

  • Le droit de dire non : on peut observer et revenir quand on se sent prêt.
  • La confidentialité : ce qui se dit dans l’atelier reste dans l’atelier.
  • Aucune obligation de partager : les exercices écrits restent personnels, sauf si l’on choisit d’en parler.
  • La bienveillance : on ne se moque pas, on ne juge pas.

Ma sensibilité est un atout pour tenir ce cadre. Un inspecteur m’a dit un jour que si j’étais trop sensible, je devrais changer de métier. C’est pourtant elle qui me permet de repérer le jeune qui se ferme dans un coin, et de lui laisser la place dont il a besoin.

Ce que les jeunes emportent

  • Une liste de leurs valeurs et de leurs forces, écrite de leur main.
  • Une question à se poser face aux étiquettes : qui le dit ?
  • Une lettre à leur futur soi.
  • Un premier petit défi à relever.
  • Et souvent, le sentiment de ne plus être seul avec ses doutes.

« Se connaître est un voyage, pas une destination. »

Organiser un atelier dans votre structure

L’atelier estime de soi peut se faire seul ou s’intégrer à un parcours plus large, avec des temps de confiance en soi et de prise de parole : improvisation, écriture, cercle de parole. Il peut aussi suivre ma conférence « Le timide qui voulait s’exprimer ».

Je travaille avec les missions locales, les volontaires en service civique, le SNU, les foyers de jeunes travailleurs et les séjours de vacances, à Grenoble et partout en France.

Parlons de vos jeunes

Dites-moi qui sera dans la salle, combien de temps vous avez et ce que vous aimeriez qu’ils retiennent. Je vous réponds personnellement avec une proposition. Me contacter.

Questions fréquentes

Comment se déroule un atelier estime de soi ?

Un atelier type de deux heures enchaîne brise-glace, témoignage, travail sur les valeurs, les forces et les étiquettes, les peurs, puis l'écriture d'une lettre à son futur soi. Chaque atelier est adapté à la structure.

Les jeunes doivent-ils partager ce qu'ils écrivent ?

Non. Les exercices écrits restent personnels, sauf si le jeune choisit d'en parler. Chacun a aussi le droit de dire non à un exercice.

Quelle différence avec un atelier confiance en soi ?

L'atelier estime de soi travaille surtout le regard qu'on porte sur sa propre valeur. L'atelier confiance en soi met davantage l'accent sur l'action et la prise de parole. Les deux se combinent bien dans un parcours.

Couverture du livre Le timide qui voulait s'exprimer de Ludovic Noel

Le livre

Toute l'histoire dans « Le timide qui voulait s'exprimer »

Dix ans de ma vie, mes réussites et mes échecs, pour que les plus réservés sachent qu'ils ne sont pas seuls. Préface de Francesco Fratellini.

Secret Link