
Avoir confiance en soi à 20 ans : 7 clés concrètes
À 20 ans, je ne parlais presque à personne. Les sept clés qui m’ont aidé à prendre confiance en moi, et que j’aurais aimé recevo...
Blog Timidité & confiance en soi
Étiquettes, rejet, comparaison : d'où vient le manque de confiance en soi, et quatre exercices de connaissance de soi pour s'en libérer.

À 15 ans, j’ai tapé « comment vaincre sa timidité » dans Google. Une vidéo m’a expliqué que la timidité venait souvent d’un manque de confiance en soi. Je cherchais à régler un problème, on m’en ajoutait un deuxième. Il m’a fallu des années pour comprendre d’où venait ce manque de confiance, et surtout que la sortie passait par une chose : apprendre à me connaître.
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Le manque de confiance en soi, c’est douter de sa capacité à agir, à réussir ou à être à la hauteur. Il se voit rarement de l’extérieur, mais il se reconnaît à quelques réflexes :
Enfant, je ne parlais qu’à mes parents. Quand un artiste venu à l’école m’a demandé ce que je voulais faire plus tard, la maîtresse a répondu à ma place : « Oh, laisse-le, il est juste timide. » Cette phrase, je l’ai entendue des dizaines de fois. À force, je me suis dit : si tout le monde le dit, c’est que c’est vrai.
Les étiquettes reçues tôt, « timide », « nul en maths », « pas fait pour l’oral », finissent par devenir une partie de l’image qu’on a de soi. On agit en fonction d’elles, ce qui les confirme.
Au collège, j’étais la cible des moqueries : quelques kilos en trop, des bagues sur les dents, toujours dans la lune. Critiques, harcèlement, humiliations. Ces expériences laissent une trace : le cerveau retient que se montrer, c’est dangereux.
On compare ses coulisses aux vitrines des autres. On voit leur aisance, jamais leurs doutes. Pour mon podcast, j’ai interviewé des artistes et des entrepreneurs, et j’ai découvert que personne n’a 100 % confiance en lui. Même Mickaël Youn m’a confié qu’il n’avait pas spécialement confiance en lui et qu’il compensait par le travail.
C’est la source la plus souvent oubliée. Quand on ne connaît pas ses valeurs, ses forces, son fonctionnement, on n’a aucun point d’appui. Le regard des autres devient la seule boussole, et elle est très instable.
Pendant des années, des spécialistes m’ont vu défiler : psychologue, orthophoniste, psychomotricien. Tous concluaient : rien d’anormal. Je ne savais toujours pas pourquoi mes mots restaient coincés.
C’est en apprenant à me connaître que les choses ont commencé à bouger. J’ai compris que mon silence avait deux visages : celui que je choisissais par peur d’être jugé, et celui que je subissais quand il y avait trop de bruit et de monde. Bien plus tard, j’ai découvert que ce second silence avait un autre nom que « timidité », lié à l’autisme. Mettre le bon mot sur ce que je vivais m’a apaisé.
Se connaître ne règle pas tout d’un coup. Mais cela donne trois choses précieuses :
Ce sont des exercices que j’ai faits pour moi, puis que j’ai adaptés pour mes ateliers de connaissance de soi. Prenez un cahier, et prenez votre temps.
Notez trois moments où vous vous êtes senti fier ou profondément à votre place. Pour chacun, demandez-vous : qu’est-ce qui comptait pour moi à ce moment-là ? La justice, la liberté, la créativité, l’entraide ? Les mots qui reviennent sont vos valeurs.
Demandez à trois proches : « Pour quoi est-ce que tu viendrais me voir ? » Leurs réponses vous surprendront. Pendant longtemps, j’ai vécu ma sensibilité comme une faiblesse. Aujourd’hui, c’est elle qui me permet d’apaiser les enfants les plus sensibles en colonie, là où d’autres crient pour se faire entendre.
Listez les phrases qu’on vous a répétées sur vous. À côté de chacune, écrivez : qui l’a dit ? Dans quel contexte ? Est-ce encore vrai aujourd’hui ? Beaucoup ne résistent pas à ces trois questions.
Écrivez une lettre à la personne que vous serez dans cinq ans. Racontez-lui ce que vous avez osé entre-temps. C’est un exercice que je propose en atelier : il oblige à formuler ses envies, et à se donner la permission de les vouloir.
« Se connaître est un voyage, pas une destination. »
Se connaître est la première clé. La seconde, c’est d’agir : répéter de petites actions inconfortables jusqu’à ce qu’elles deviennent normales. J’ai musclé ma confiance comme on s’entraîne en salle de sport, un pas à la fois. Je développe les deux clés ensemble dans ma méthode pour vaincre la timidité, et la différence entre l’image de soi et la confiance dans estime de soi et confiance en soi : la différence qui change tout.
Si votre manque de confiance s’accompagne d’une tristesse qui dure, d’une perte d’envie ou d’idées noires, parlez-en à un médecin ou à un psychologue. En cas de pensées suicidaires, le 3114 répond gratuitement, 24 h/24.
Un atelier pour mieux se connaître
Valeurs, forces, peurs, lettre à son futur soi : mes ateliers de connaissance de soi aident les jeunes à repartir avec plus de clarté sur eux-mêmes. Construire un atelier pour votre public.
Souvent un mélange : des étiquettes reçues tôt, des expériences de rejet ou de moquerie, la comparaison permanente avec les autres, et le fait de ne pas bien connaître ses propres valeurs et forces.
Il n'existe pas de raccourci, mais deux leviers marchent ensemble : mieux se connaître (valeurs, forces, étiquettes à remettre en question) et répéter de petites actions légèrement inconfortables.
Parce que cela donne un point d'appui qui ne dépend pas du regard des autres, permet de questionner les étiquettes reçues et donne une direction qui motive à affronter la peur.
Oui, souvent. Les phrases répétées sur nous et les expériences de rejet vécues jeune peuvent façonner durablement l'image qu'on a de soi. La bonne nouvelle, c'est qu'on peut la retravailler à tout âge.

Le livre
Dix ans de ma vie, mes réussites et mes échecs, pour que les plus réservés sachent qu'ils ne sont pas seuls. Préface de Francesco Fratellini.